La collaboration entre Krafsht et Pauline Bricout, auparavant connue sous le nom de PowArtCom, s’inscrit dès l’origine dans un imaginaire fort et assumé. Une référence revient de manière récurrente et structurante : l’univers de H. R. Giger, créateur du xénomorphe. Cette figure du « monstre » agit comme un point d’ancrage symbolique, non pas pour son aspect horrifique, mais pour ce qu’elle incarne en termes de singularité, de cohérence artistique et de liberté créative. Elle constitue une clé de lecture de l’approche développée autour du projet de Pauline Bricout.
Cette culture visuelle, nourrie par la saga Alien dans toutes ses déclinaisons, a permis d’installer un terrain commun, fait de références partagées et d’une volonté assumée de ne pas lisser l’identité de l’artiste. L’enjeu n’était pas de normaliser son univers, mais au contraire de lui offrir un cadre structuré capable de le rendre lisible, accessible et durable dans un environnement numérique.
La première étape de notre intervention a consisté à rétablir une présence numérique claire et fonctionnelle. Cela s’est traduit par la création du site PowArtCom, puis par son évolution vers la version actuelle de Pauline Bricout. Au-delà de l’aspect visuel, la priorité a été donnée à la structuration du contenu. Il s’agissait de poser des fondations solides, capables d’accueillir la diversité des productions de Pauline sans les diluer.
Un travail de cadrage éditorial a alors été mené afin de catégoriser les différents projets. Les clips ont été identifiés comme un axe central de diffusion artistique. Les « Premières doses », concept imaginé par Pauline Bricout et pensé comme un échantillon de collaboration, ont été mises en avant comme un point d’entrée accessible pour de nouveaux partenaires. Les side projects, tels que Tapopow ou Wopopat, ont trouvé leur place dans une architecture pensée pour valoriser la richesse et la variété de l’univers créatif, sans créer de confusion.
Cette structuration a permis de faire émerger clairement les deux grands pôles narratifs qui traversent le travail de Pauline Bricout. D’un côté, un univers que l’on pourrait qualifier de forêt magique, peuplé de figures récurrentes comme Elo le petit cerf, des hamsters, des champignons ou encore les Popows, engagés dans des récits ludiques et pédagogiques, comme l’apprentissage de l’alphabet. Cet ensemble compose un imaginaire doux, coloré et faussement naïf, qui s’adresse à différents niveaux de lecture.
De l’autre côté, se développe le récit de Pat, une anti-héroïne confrontée à des situations volontairement complexes et souvent absurdes. Ce second univers explore des thématiques plus ambivalentes, où l’humour et l’étrangeté se mêlent à une forme de critique du quotidien. L’enjeu a été de permettre à ces deux axes de coexister sans s’annuler, en leur donnant une lisibilité propre tout en conservant une identité globale cohérente.
L’accompagnement de Krafsht n’a jamais eu pour objectif de transformer l’univers de Pauline Bricout, mais de lui offrir une structure capable de le soutenir. En organisant les contenus, en clarifiant les parcours de lecture et en posant une architecture numérique stable, le projet a gagné en cohérence et en impact, tout en restant fidèle à l’identité de l’artiste. Cette collaboration illustre une approche fondée sur le respect de l’imaginaire existant, mis au service d’une communication claire, construite et pérenne.
C’est également dans cette optique que Pimp par Pauline Bricout a vu le jour. Il s’agit de partager une connaissance des formats vidéos, de leurs spécifications et contraintes pour la réalisation de clips vidéos. C’est également une base de travail pour aider à la publication sur les réseaux sociaux tels que Facebook ou Instagram, ainsi que les différentes plateformes musicales comme Spotify, Deezer ou encore Youtube. Une partie sur le financement et les aides disponibles au niveau national ou régional est aussi disponible. Bien évidemment, vous pouvez la contacter directement si vous avez un projet à réaliser !
Pauline-Bricout.fr
Le site de Pauline Bricout tourne sous WordPress, avec une template « Impératrice » utilisant Pip’N’Hub. Plusieurs sous-domaines ont été créés afin de pouvoir aider à la lisibilité du contenu ainsi que son référencement comme Tapopow, Pimp ou encore sa série Wopopat.